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Sunday, 14 September 2008 06:41 |
Nous nous associons à la peine de la famille de Florent.Pour qu'il n'y ait plus jamais de fin comme celle de Florent ou de Sir Peter BlakeINFORMATIONS PIRATERIE Tanit :Retenus depuis samedi au large de la Somalie, les quatre autres otages du voilier français, dont l'enfant, ont été libérés par l'armée française. La France «a même proposé une rançon», annonce Hervé Morin.
Presque un an jour pour jour après l'attaque du Ponant, une nouvelle affaire de piraterie a trouvé son épilogue, vendredi. Six jours après la capture du «Tanit», un voilier français pris par des pirates somaliens dans le golfe d'Aden, l'armée française a lancé une opération pour libérer les cinq membres de l'équipage, quatre adultes et un enfant de 3 ans. Au cours de cette opération, qui a permis de libérer quatre de ces plaisanciers, «un otage a malheureusement trouvé la mort», déplore l'Elysée. Selon Hervé Morin, la victime est le père du petit garçon, Florent Lemaçon. Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Défense a précise que «l'on ne savait pas pour le moment» l'origine des tirs qui l'ont touché. Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a expliqué de son côté que l'otage avait été touché à l'intérieur du voilier, lors d'un échange de tirs alors que les forces françaises «descendaient dans le carré».«Les quatre autres (otages), dont l'enfant, sont sains et saufs», a ajouté l'Elysée dans un communiqué. «Deux pirates ont été tués, les trois autres faits prisonniers.»Selon Hervé Morin, les négociateurs français ont «proposé une rançon» aux pirates. «Nous avons proposé bien entendu la totalité de ce que nous pouvions proposer, c'est-à-dire à la fois de leur permettre de pouvoir rejoindre le port, avec un bateau, nous leur avons même proposé une rançon», a-t-il déclaré. «Toutes ces choses ont été en permanence et constamment refusées», a poursuivi le ministre. Interrogé sur le montant de la rançon proposée, il s'est borné à dire, «une rançon».Jeudi, «des négociations» avaient été «engagées pour persuader les pirates de renoncer à leur entreprise criminelle» mais «aujourd'hui (vendredi), les menaces se faisant plus précises, les pirates refusant les propositions qui leur étaient faites et le Tanit dérivant vers la côte, une opération pour libérer les otages a été décidée», a expliqué la présidence de la République.Plusieurs fois prévenus du dangerDans ce communiqué, Nicolas Sarkozy a présenté «ses condoléances attristées à la famille et aux proches de la victime». Le chef de l'Etat a réaffirmé «toute la détermination de la France à ne pas céder au chantage et à tenir en échec la piraterie» et rendu «hommage au courage des militaires engagés dans cette opération». Il recevra les otages à leur retour en France. Mardi matin, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner avait fait savoir que le voilier de 12,5 mètres parti fin juillet de Vannes, pour se rendre à Zanzibar, avait été localisé. Le Quai d'Orsay avait par ailleurs déclaré avoir prévenu les plaisanciers à plusieurs reprises des dangers qu'ils couraient à naviguer dans les eaux somaliennes.Depuis un an, l'armée est intervenue à deux reprises avec succès pour libérer des ressortissants français pris en otage par des pirates au large des côtes somaliennes. Le 11 avril 2008, les forces spéciales avaient libéré les 30 membres d'équipage du voilier de luxe Le Ponant, pris en otage une semaine plus tôt, après versement d'une rançon estimée à deux millions de dollars. Six pirates avaient été capturés dans la foulée en territoire somalien alors qu'ils prenaient la fuite à bord d'un 4X4.Le 15 septembre 2008, des soldats français sont à nouveau intervenus pour libérer un couple de Français retenus en otage depuis près deux semaines par des pirates somaliens sur leur voilier, le Carré d'As. Un pirate avait été tué et six autres faits prisonniers lors de cette opération. AVANT L'ARRIVEE DES PIRATES : 12 Janvier 2009: SOURCE: JOURNAL DE BORD DE TANITNous avons d'abord penser à rester en Egypte et travailler à Hurghada, ville très touristique. Seulement il est impossible de mouiller dans les parages et les tarifs de la marina nous font pâlir face au salaire local. Nous pouvons espérer un salaire local de 400$ alors que la marina "internationale" nous en coûte 300$ (soit environ 2 à 3 fois moins cher qu'en France pour une qualité et des services supérieurs) . Difficile dans ces conditions de lester notre porte-monnaie...
Ensuite, toujours d'actualité, reste le problème de la piraterie. Nous nous sommes beaucoup renseignés et pensons que le sujet est, tout de même, très ou trop médiatisé en ce moment. Il est vrai qu'il y a un risque, mais a priori pas plus élevé qu'au Vénézuela, par exemple. Nous en avons aussi discuté avec Jean-Yves Delanne qui sortait lui-même d'une prise d'otage de 14 jours dont il a été libéré par un commando français. Afin d'éviter un éventuel face à face avec des armes à Colin, nous avons décidé que Florent rallierait le Kenya sans nous... mais accompagné de deux amis. Ce qui me laissera du temps supplémentaire pour bosser.
Ainsi, Florent larguera les amarres début février avec Dodo et Minou tandis que Colin et moi nous les rejoindrons mi-mars au Kenya.
Pour Flo comme pour moi cette navigation l'un sans l'autre va être un peu dure. Mais le fait de ne pas avoir à penser à la sécurité de Colin nous soulagera pour cette longue traversée.
Ce retour hivernal imprévu est un peu dur mais les bons moments passés en famille ou avec les amis nous font oublier le froid. Une fois de plus c'est Colin qui vit le mieux la situation, il est heureux d'aller à l'école avec ses cousins et s'adapte à tous ces changements avec le sourire. Hier, un peu fatigué, il m'a quand même dit: "Maman, on va où encore?"Ils poursuivent leur voyage malgré les pirates
Après six mois de navigation entre Vannes et la Mer Rouge, Florent et Chloé veulent poursuivre leur périple vers l'océan Indien avec leur fils Colin.
Le périple du voilier vannetais Tanit vers Zanzibar est, aujourd'hui, stoppé en Égypte.Mais le couple de navigateurs ne renonce pas à faire traverser son fils de 3 ans entre les pirates somaliens.
Leur rêve n'est pas brisé, même s'il a été sérieusement ébranlé. Florent, Chloé et leur fils Colin, âgé de 3 ans, veulent toujours rejoindre les plages paradisiaques de l'île de Zanzibar en Tanzanie, tous ensemble à bord de leur voilier Tanit. Même si cette famille, partie en juillet dernier du port de Vannes, en ayant abandonné travail, famille et amis pour mener cette aventure dans un esprit de liberté, est aujourd'hui à quai à Hurghada, en Égypte. Car son périple vers l'océan Indien a été retardé par la casse successive de plusieurs pièces. Traverser le Golfe d'Aden et ses redoutables pirates somaliens demeure, néanmoins, la prochaine étape, à partir du 15 février.
« À Ismaïlia, dans le canal de Suez, nous avons croisé les navigateurs Jean-Yves et Bernadette Delanne. Ils venaient d'être libérés par un commando de l'armée française, après avoir été otages des pirates somaliens durant deux semaines. Leur récit a été, à la fois, impressionnant et rassurant », explique Chloé.
« Leur libération s'est déroulée dans le sang avec un pirate abattu sous leurs yeux. Mais, dans le même temps, ils ne se sont jamais sentis en danger car ces Somaliens n'en voulaient pas à leur vie. Ils désirent d'abord de l'argent. Le danger existe, et il s'est sans doute accru au fil de ces derniers mois, mais l'océan reste vaste. Les pirates ne doivent pas anéantir notre rêve. »
Deux copains en renfort
Faire une dernière escale à Aden, longer les côtes du Yémen jusqu'au sultanat d'Oman, s'écarter de l'île de Socotra pour descendre vers le Kenya : tel est le plan pour une navigation évaluée à 35 jours.
« Nous avancerons de jour comme de nuit, tous feux éteints, après avoir signalé notre départ aux forces françaises à Djibouti. Dans de telles conditions, il n'est plus question de nous relayer seulement à deux à la barre, tout en nous occupant de notre fils. Comme nous ne pouvons pas passer en convoi sous escorte, deux amis vannetais vont embarquer avec nous. Ce sera plus rassurant car notre voilier est lourd et ne pourra pas fuir devant les pirates », racontent Florent et Chloé.
Une première avarie dans le Golfe de Gascogne, un manque de vent en Méditerranée, l'inverseur en panne à Lampedusa, le moteur défaillant dans le canal de Suez : les péripéties n'ont pas manqué pour remplir le journal de bord de Tanit depuis Vannes. « Cela nous a encore plus appris la débrouille et nous a fait oublier la notion du temps. Ce n'est pas la peur des pirates qui va nous faire arrêter un voyage aussi enrichissant ! »
Patrick CERTAIN. Ouest-France |
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Last Updated ( Friday, 10 April 2009 22:25 )
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