LA COMMUNICATION


L’intensité du jeu et la nécessité de prendre rapidement des décisions imposent une commmunication la plus efficiente possible. A partir d’une situation relativement simple, des choix multiples démontrent l’importance de la communication à bord et du " qui fait quoi ? qui dit quoi ? ".
      Quelle que soit la phase de la régate, la situation de passer devant, juste devant, à égalité, en bâbord ou en tribord ne se traite pas du tout de la même manière. L’anticipation est évidemment fondamentale.

      Seul le barreur décidera de l’action après confirmation de l’information.

      D’où l’importance de la communication !
       
       

    A: Définir les tâches de chacun.
       

      Il n’existe pas de recettes, mais un schéma à respecter :

      Informations nécessaires et indispensables :

      - les risées :                                                        ® le numéro 1

                          remarque : le numéro 1 peut avoir d’autres tâches et à ce moment être relayé.
      - les performances par rapport à l’adversaire :     ® l’embraqueur au vent
      - la situation par rapport à l’adversaire :               ® le tacticien
      - l’imminence du virement :                                  ® le tacticien
      - dans le cas de croisement au contact :               ® l’embraqueur sous le vent
       

      Deux remarques IMPORTANTES et même CAPITALES :

      wLA CONFIANCE est indispensable à l’intérieur de l’équipage.

      wL’INFORMATION (concise) doit être acceptée, même quand elle ne correspond pas aux espérances du moment.

      Dans les rapports Tacticien Û Barreur ainsi qu’avec le reste de l’équipage, il faut vérifier en permanence que l’information est bien passée.

      Il arrive que le barreur se retrouve seul dans sa tête et agisse par rapport à ce qu’il ressent, et non pas par rapport aux informations entendues, reçues, mais ni écoutées, ni enregistrées.

      Après toute information, un feed-back doit être systématiquement effectué afin d’éviter des malentendus. Ce retour pourra être dispensé en dehors de la phase de départ ou dans des situations extrèmement chaudes pendant lesquelles les événements s’enchaînent trop vite.
       

    B: Le langage.
     
      Quelques principes :

      - expressions courtes, pour lesquelles vous avez défini le sens précis de chacune.
      - prendre systématiquement l’habitude de parler pour " son bateau ".

      Exemples :

      - plus vite, plus de cap.
      - on garde la droite.
      - croisement dans 5 longueurs, 1 longueur derrière.
      - lay-line dans 3 longueurs.
      - il faut " griller " 20 secondes. (Sur la phase de départ).

      Remarque :

      Il faut accepter l’information comme elle arrive, quitte à demander des précisions.
      Or, bien souvent, quand l’information n’est pas positive, elle devient rare, faible, voire inexistante.
      Dans ces conditions, la combativité, l’agressivité en prennent un coup et il devient rapidement évident que le vent de la défaite souffle à bord.
       


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